Être Zapoteca – Binni Zapoteca

Arlette Lezama

“Yo vengo como todos los hombres, de muy lejos, de muy abajo; pertenezco a la despeinada, descalza y hambrienta multitud mexicana, y he peleado, desde que me acuerdo, por ser mañana distinto al de hoy y pasado al de antier; ser distinto cada día ha sido mi lucha, pero siempre con un horizonte y sin dejar de ser aquel que descalzo anduvo en su niñez"
Andrés Henestrosa. Nuestra Palabra. El Nacional, 10 de enero de 1990.

Je m'appelle Arlette, et je sais que mon nom n’est pas originaire de ma terre, je suis un mélange de rencontres culturelles. Mon père est tabasqueño[1], et ma mére est née en Veracruz[2] mais avec de racines de Juchitán, Oaxaca[3]. Tous les deux m'ont élevé avec une seule identité culturelle, puisque avant d'être tabasqueña ou veracruzana, je suis Juchiteca. Depuis très jeune, quand j’avais à peine 8 mois, mes parents m'ont habillé avec le vêtement régional de Tehuana. Je mentirais si je vous disiez que je me souviens. Cependant ma mère conserve encore une photo de cette instant-là et chaque fois qu'elle la regarde elle dit toujours : " que tu étais chouette ma ba'du'dxapa huiini stine”[4].
L’amour que ma famille a vers la culture zapoteca a été inspiré par mes grands-parents maternels. Tous les deux oaxaqueños indigènes, qui bien que l'on soit loin de sa terre et avec la meilleure espérance d'une vie á Veracruz, ils ont réussi à préserver les coutumes millénaires de cet ethnie dans l’éducation de leurs quatre fils. Ma grand-mère s'appelait Gabina García Blas et elle était la représentation vivante d’une typique femme zapoteca : elle avait un très fort caractère, une maîtresse de tout ce qu'elle déterminait qui lui appartenait. Elle était une femme travailleuse, infatigable et tenace, elle a été la matrone de la famille et transmetteur de sa culture zapoteca. Mon grand-père Sebastián Guzmán Cabrera était un professeur rural de profession, un leader né et avec une éloquence bilingue, dans l'espagnol et le zapoteco. Il serait un soutien pour nous aider à la conservation de nos coutumes à l'intérieur du noyau familier.
Ils sont la racine par laquelle je peux dire que je suis zapoteca, mes grands-parents ont été ceux qui m'ont parlé de mes coutumes indigènes et ils me les ont inculquées, ils me racontaient sur ses mythes et les légendes, lesquelles prennent encore vie chaque fois que je marche pour les rues de Juchitán, ils m'ont appris à cuisiner sa nourriture typique, que chaque fois que je les prépare j´oublie toujours un ingrédient, et ils m'ont fait participant de leurs fêtes, pour qu'il eût toujours une Shunashu huiini[5] à qui prier et qui prendrait soin de moi toujours. Je suis fier dont je suis et celui qui je suis, ils m'ont toujours dit que je n'avais pas honte de mon hérédité indigène et qui quand je portais un vêtement de Tehuana, le portera avec fierté, malgré le fait que je m'appelais Arlette et que ce n'est pas un nom originaire de ma terre.
[1] région au sud du pays.
[2] région au sud du pays.
[3] ville connue pour sa population zapoteca.
[4] langue Zapoteca et il veut dire "ma petite fille", (il est lu comme cela écrit).
[5] "Virgencita, petite vierge” dans zapoteco, il est d'un respect suprême et d´amour le fait d'appeler la vierge dans diminutif.