Yalí Noriega Curtis
Les spots publicitaires des partis politiques pendant cette campagne pour les élections intermédiaires utilisent une ressource presque infaillible : la peur. C’est vrai que la situation de (in)sécurité dont nous vivons, avec la crise économique, crée la crainte sur le présent et le futur. Les médias contribuent énormément aux préoccupations des citoyens quand ils comptent sans cesse les morts, les attentats et les enlèvements quotidiens dans tout le pays.
Et les partis politiques ne profitent pas de nos bien fondées craintes, ils les exploitent. “Votez pour X pour combattre la délinquance”, “Si vous ne votez pas pour Y, l’insécurité augmentera”, “La colère est que les ravisseurs soient livres” et autant d’autres exemples que nous voyons tout le temps a la TV, dans des publicités spectaculaires et même dans la radio. Cette situation augmente sans mesure la peur, nous rende dans la panique… exactement ce qu’ils veulent, pour nous convaincre que « ils » ont vraiment la volonté de l’améliorer. Qu’ils connaissent vraiment ce que nous vivons et qu’ils ont la solution et veulent l’implémenter.
Mais ils ne se rendent pas compte que la population ne croit plus ce qu’ils nous dissent. Il faut juste parler avec les chauffeurs des taxis ou avec les vendeuses du marché pour savoir que personne n’est pas convaincue par les slogans et fausses promesses. Alors, pour cynisme, apathie ou triste désillusion, le pourcentage de la population qui ira voter dans les prochaines élections sera le plus maigre des dernières décennies. On verra si les tactiques de peur des partis auront des résultats.